Les 10 billets les plus lus en 2013 sur Langue de Pub

Avant de vous souhaiter à tous une excellente année 2014 (rime en "-orze" à venir), je tenais d’abord à  vous présenter mes plus plates excuses pour la grave pénurie de billets sur languedepub depuis le début de l’été. A ma décharge, j’ai (vraiment) beaucoup bossé et accessoirement j’ai aussi acheté un appartement. Je vous ai délaissés, mea culpa !

Bon, et puis comme c’est l’heure des bilans (et que c’est le genre de billets pas trop difficile à écrire), voici le top 10 des billets que vous avez le plus plus lus (et appréciés j’espère) ici en 2013.

1. "Il est 18 heures, savez-vous où se trouve votre femme ?" : classique, ce billet sur le fameux site Gleeden est en tête des stats depuis un moment. Est-ce qu’il faut se demander pourquoi ?

2. "Adopte un mec, Meetic, Attractive world… la guerre de l’amour" : ben oui, l’amour et le sexe mobilisent les foules.

3. "Vous avez 150 000 cheveux et vous en voulez 1700 de plus. Combien cela vous coûte-t-il ?" : en troisième position, et parce qu’il faut sans doute des cheveux pour séduire, un billet plus capillaire sur une lotion lancée par Vichy et garantissant une repousse quantifiée de façon très précise.

4. "Richard Branson est-il adhérent Fnac ?" : lui est chevelu et il a fondé l’empire Virgin. Et ce n’est pas vraiment lui qui figure sur une pub pour la Fnac.

5. "Offices du tourisme : l’art de la base line" : à chaque pays sa baseline, sa signature, sa promesse. Qui ne sont pas toutes des plus heureuses.

6. "KFC : qui veut faire trempette dans mon seau ?" : le KFC, c’est gras et ça cause anglais

7. "Heureusement, Captain Iglo ne fait pas de lasagnes" : Captain Iglo(o), c’est pané et c’est pas très futé

8. "Oasis, ici c’est Poiris" : Oasis, c’est fruité et c’est potache

9. "Le denier, le jeune et Citadium" : quel point commun entre la dîme, un grand magasin parisien et l’accolade anglo-saxonne ?

10. "Paris, jus t’aime" : hommage aux immenses jus de fruits Innocent (billet non sponsorisé :))

Rendez-vous dans quelques jours : promis, 2014 sera une année plus studieuse pour la langue de pub. Bon réveillon  à tous !

Sugarpova : le personal branding absolu

Vous connaissez sans doute les polos et les chemises Serge Blanco, peut-être un peu moins les slips et les boxers Björn Borg… quoi qu’il en soit, le concept de la marque portant le nom d’un sportif célèbre ne vous est certainement pas inconnu. En revanche, celui de la sportive qui modifie son état civil pour en faire un emplacement publicitaire (pour une marque qu’elle détient bien entendu) le temps d’un événement est nettement plus original. C’est le buzz du début de la semaine autour de Maria Sharapova qui aurait demandé à répondre au drôle de nom de Maria Sugarpova durant l’US Open. Sugarpova, c’est la raison sociale de sa ligne de sucreries. Ah oui, évidemment Maria Sharapova a déjà renoncé à cette demande. Et évidemment tout le monde en a parlé.

sugarpova

 

France 5 : enrichissez-vous

Quelques projets personnels, qui ont plus mobilisé mes bras et ma patience que ma langue, m’ont tenu éloigné de ce blog ces dernières semaines. Du coup, mon billet de reprise sera consacré à une publicité déjà ancienne, mais que j’avais soigneusement archivée sur mon disque dur, et qui vante les mérites de France 5, "chaîne d’intérêt public". Ou comment en une formule très simple, déplier deux siècles d’histoire.

France 5 : enrichissez-vous

"Enrichissez-vous" proclame-t-elle. Ce qui m’a d’abord choqué, c’est la césure ! Pourquoi donc aller placer un trait d’union entre "en" et "richissez-vous" ? J’avoue m’être creusé la tête, mais je n’ai trouvé aucune autre explication qu’un bon vieux souci de mise en page. Trêve de questions de maquette ; sur le fond, cette affiche m’a renvoyé à mes années étudiantes et notamment à mes cours d’histoire consacrés à la monarchie de Juillet. J’ai soigneusement vérifié et c’est bien François Guizot, ministre de Louis-Philippe qui aurait eu cette formule célèbre, adressée aux Français "Enrichissez-vous par le travail et par l’épargne !". Cette injonction doit se comprendre aussi dans un contexte religieux, puisque ledit Guizot était protestant et que le culte réformé entretient un rapport beaucoup plus décomplexé que le catholicisme avec les richesses matérielles. Aurait-il pour autant apprécié de mettre son sens de la formule au service d’une agence de publicité ? A deux siècles près, Guizot est peut-être bien passé à côté d’une immense carrière de concepteur-rédacteur.

PS : à la relecture, je me rends compte que ce billet est un peu trop cérébral pour une publication mi-août. Considérons-le déjà comme mon billet de rentrée !

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