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La crise du logement en région parisienne selon Numéricable

J’aime bien quand les pubs charrient un peu de ceux qui les lisent. Vous me direz, le rudoiement publicitaire reste un art difficile, si l’on ne veut pas faire fuir les clients. Sauf, évidemment, à choisir un thème absolument consensuel, qui n’offusquera personne, comme les prix du logement à Paris. Je vous mets par exemple au défi d’assister à une soirée fréquentée par des gens dans la tranche d’âge 25-40 ans, où vous ne vous trouverez pas embarqué(e) dans une discussion rebelle et subversive,  autour du bol de punch et des mini-saucisses, où chacun y va de son anecdote sur les loyers ou les prix de vente délirants des appartements de la capitale. Avec comme inévitable conclusion : 1. ce n’est plus possible 2. je ne sais pas comment les gens font 3. on va quitter Paris de toute façon (au choix). C’est peut-être à l’occasion de l’une de ces soirées que le concepteur-rédacteur en charge de la récente campagne Numéricable a eu l’idée de l’accroche provoc et rentre-dedans qui orne les affiches du métro : « Au prix où vous payez votre appart, autant rester dedans ». Une petite phrase qui doit faire jaser dans les meilleures soirées parisiennes…

Affiche Numéricable, au prix où vous payez votre appart, autant rester dedans

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Tout le monde apporte la joie dans ce bar

Le billet que vous êtes en train de lire est déjà le centième post publié sur Langue de pub. J’avoue avoir réfléchi un petit moment quant au sujet qui aurait l’honneur de « faire la centième »(ça fait prétentieux dit comme ça non ?). Et puis cet après-midi, j’ai du me rendre à l’évidence : le patron du rade au bas de ma rue (enfin ce n’est pas exactement le bas de ma rue, mais ce serait trop compliqué à expliquer… c’est dans le 12e arrondissement, je ne serai pas plus précis) méritait un sérieux coup de chapeau. La centième, c’est pour lui. Lui, enfin surtout sa gouaille (que j’imagine seulement, je n’ai jamais osé entrer dans son troquet) et son sens de la formule approximatif certes, mais très évocateur et absolument politiquement incorrect pour le « boss » d’une petite affaire comme il se définit lui-même.
Chers clients, sachez donc que vous n’êtes pas tous les bienvenus dans cet établissement qui n’a pourtant  rien de VIP… Ici, c’est très select comme le proclame l’affichette collée à l’arrache sur la porte d’entrée : « Tout le monde apporte la joie dans ce bar. Certains en rentrant d’autres en sortant. Le boss. » Promis, je vais tester l’endroit dès que j’en ai le courage et je vous raconte tout !

Tout le monde apporte la joie dans ce bar. Certains en rentrant d'autres en sortant. Le Boss.

Envie de fraises. Nue. Dans le métro.

Si vous empruntez les couloirs du métro parisien en ce moment, il y a une affiche que vous avez forcément remarquée (et je ne parle pas de la pub de la FNAC mettant en scène un sosie de Richard Branson). Forcément, parce qu’elle met en scène une femme nue… et enceinte. Ca part très mal ? Eh bien pourtant, c’est malin et réussi. Explications.

Affiche Et encore, vous ne m'avez pas vue habillée

Qu’est-ce qui est moins glamour qu’une robe de grossesse ? A part un bon vieux bonnet de nuit, il faut bien le reconnaître, pas grand chose. Objectivement, une robe de grossesse, c’est moche. Du coup, le meilleur argument de vente pour un marchand de vêtements de maternité, c’est de proclamer « Mes robes à moi, elles sont carrément sexy ». C’est tout bête, mais dire et assumer ce paradoxe, c’est déjà un gros coup marketing. C’est le positionnement d’enviedefraises.fr qui le décline jusque dans la formulation de son message publicitaire, lui-même délicieusement paradoxal et impertinent. C’est cette très bonne accroche en regard d’une jolie jeune femme nue et enceinte « Et encore, vous ne m’avez pas vue habillée » ; ou celle-ci – qui compense une créativité un peu plus faible par une adresse directe au passant : « Allons, est-ce une façon de regarder une femme enceinte ? »

Affiche Allons, est-ce une façon de regarder une femme enceinte ?

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