Tag paronomase

IMad : pomme de discorde

Il parait que c’est parfois compliqué de travailler avec Apple, car la marque de feu Steve Jobs entend tout contrôler. Il paraît que certains opérateurs de téléphonie s’arrachent les cheveux quand ils veulent communiquer sur les produits emblématiques du constructeur californien (« Non, désolé vous ne pouvez pas parler de smartphones d’autres marques dans le même texte » ; « Non désolé, vous devez représenter l’ipad sous cet angle et non pas de trois-quarts » ; « Ah désolé, mais vous ne pouvez pas parler de l’application Deezer, ni de celle de Skype » ; « Et au fait, vous nous ferez valider l’ensemble du matériel de communication sur lequel vous travaillez avant publication bien sûr ? »). Bref, il paraît qu’on ne fait pas ce qu’on veut quand on veut vendre des iphones et des ipads. Sauf en Pologne manifestement, où même un « official reseller » se permet un jeu de mots, très mauvais certes mais tout très susceptible de rendre hystérique un manager de Cuppertino. Avis au petit malin qui a osé cette enseigne : le fantôme de Steve Jobs va venir te chercher des noises…

IMad by Apple

Publicités

Dinde de toi !

Les marronniers, ce sont ces événements absolument prévisibles qui se répètent d’une année sur l’autre. Les marronniers permettent aux journalistes de combler les périodes pauvres en actualité avec des sujets sans grande prétention en termes d’investigation ou d’analyse (ex : la rentrée scolaire, le Nouvel An, etc.) et aux créatifs des agences de publicitaires de se fendre de quelques accroches plus ou moins bien senties. Exemple avec le slogan tout frais signé Subway, un peu en avance sur la Saint-Valentin : « toujours aussi dinde de toi ». La formule est bonne, mais je vous conseille quand même de choisir un autre endroit (et un autre menu) pour déclarer votre amour à l’être cher le 14 février.

Subway, toujours dinde de toi

Singleton : écossais jusqu’au goût

La paronomase est l’amie du publicitaire, qu’on se le dise ! La preuve une fois de plus avec ce slogan pour un whisky des Highlands, capté il y a quelques semaines dans les couloirs du métro et qui a sommeillé un peu trop longtemps dans mon smartphone. « Ecossais jusqu’au goût » : la proximité phonique (ce qu’on appelle la paronymie, d’où la figure de style qu’on désigne par le terme pompeux de « paronomase ») est d’autant plus intéressante qu’elle est riche de sens puisqu’elle introduit la notion de goût, essentielle pour un alcool de prix. Inutile d’en rajouter, vous l’aurez compris : ma langue de pub aime le goût de cette accroche.

Singleton : "écossais jusqu'au goût"

%d blogueurs aiment cette page :