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IMad : pomme de discorde

Il parait que c’est parfois compliqué de travailler avec Apple, car la marque de feu Steve Jobs entend tout contrôler. Il paraît que certains opérateurs de téléphonie s’arrachent les cheveux quand ils veulent communiquer sur les produits emblématiques du constructeur californien (« Non, désolé vous ne pouvez pas parler de smartphones d’autres marques dans le même texte » ; « Non désolé, vous devez représenter l’ipad sous cet angle et non pas de trois-quarts » ; « Ah désolé, mais vous ne pouvez pas parler de l’application Deezer, ni de celle de Skype » ; « Et au fait, vous nous ferez valider l’ensemble du matériel de communication sur lequel vous travaillez avant publication bien sûr ? »). Bref, il paraît qu’on ne fait pas ce qu’on veut quand on veut vendre des iphones et des ipads. Sauf en Pologne manifestement, où même un « official reseller » se permet un jeu de mots, très mauvais certes mais tout très susceptible de rendre hystérique un manager de Cuppertino. Avis au petit malin qui a osé cette enseigne : le fantôme de Steve Jobs va venir te chercher des noises…

IMad by Apple

Tu veux des rencontres, vivre une aventure, goûter mes spécialités gourmandes ?

« Tu veux des rencontres, vivre une aventure, goûter mes spécialités gourmandes ? Alors viens chez moi. Je suis… » Mais qui suis-je au juste à votre avis : une hôtesse de minitel rose ? Perdu : je suis le Jura.

Jura sexy

Pari très osé pour Jura tourisme avec un spot radio qui parodie ouvertement les publicités pour les sites de rencontre ou les services de téléphone rose : sous-entendus coquins, voix féminine qui surjoue la sensualité, réalisation cheap… Est-ce que cette campagne se traduira par de nouveaux visiteurs pour les montages franco-suisses ? Je l’ignore, mais en tout cas moi, elle m’a bien fait rire. Ah oui, au fait, une précision pour les érudits qui liront ces lignes : la figure de style qui consiste à faire parler un lieu personnifié (comme les montagnes du Jura) s’appelle une prosopopée.

« 2main le boss c U » : les patrons de demain seront-ils analphabètes ?

C’est en tout cas la question que ne manquent pas de poser – sans doute involontairement – les affiches et bannières de la campagne « 100 jours pour changer ». Un groupe de jeunes (je devrais dire de « djeuns ») en arrière-plan et cette accroche en langage SMS « 2main le boss c U ». Pas sûr d’ailleurs que tout le monde la comprenne, ni même que les fameux jeunes s’y retrouvent, tant ces quelques « mots » sont peu naturels et caricaturaux. Tiens, si tu as moins de 25 ans et que tu passes par là, j’aimerais bien ton avis sur cette accroche. C’est le genre de SMS que tu envoies à tes amis (pardon je veux dire à tes pains-co) ?

2main le boss c U affiche 100 jours pour changer

On en oublierait presque l’objet de la campagne qui je dois bien l’avouer me laisse lui aussi très circonspect. Il s’agit d’envoyer-sa-photo-si-l’on-souhaite-devenir-entrepreneur-demain. Hum. Et cette photo fera potentiellement l’objet d’une campagne d’affichage en 4×3 dans le métro parisien (j’imagine que ce sera sous forme de mosaïque et non pas d’immenses portraits staliniens). Et ça simplement parce qu’on est jeune et qu’on a « envie » de monter une boîte ? « On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans » écrivait Rimbaud. S’il faisait encore des vers aujourd’hui, il dirait plutôt « On n’est pas sérieux quand on est un publicitaire qui fait semblant d’avoir 17 ans« .

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