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Yes we fish !

Pour Noël, j’ai acheté à mon père une canne à pêche (chut !) sur un site Internet au nom très inspiré : pêcheur.com. Sur pecheur.com, on trouve tout ce dont un titilleur de goujon, de carpe ou de requin peut rêver, mais aussi des goodies assez improbables, déclinés sur le modèle de l’affiche et de la formule célèbres d’Obama cuvée 2008. Yes we fish !

Pecheur.com : Yes we fish

I-create : boisson made in Facebook

Qui a dit qu’une boisson devait toujours porter un petit nom directement identifiable par nos papilles ? Sûrement pas VitaminWater, dont l’une des grosses bouteilles d’un demi-litre a attiré mon attention alors que j’achetais ma pitance quotidienne dans ma sandwicherie fétiche. « I-create » ; ça a le goût de quoi ça ?

Bouteille VitaminWater I-create

Allez, je vous raconte mon aventure façon reportage. Mes yeux scannent la ligne du dessous : ah, c’est à la vitamine B et au magnésium. J’adore le goût du magnésium, surtout quand il est marié à celui de la vitamine B justement. Mes yeux scannent plus bas : pêche-framboise-vanille. Ah, là c’est plus clair, même si ça ne fait pas forcément envie.

Et c’est là que je vois les « like » Facebook qui figurent sur l’étiquette comme une sorte de motif de papier peint lourdement kitsch. Du coup, en bon travailleur du web, j’achète la grosse bouteille d’un demi-litre pour en savoir plus. Et je ne suis pas déçu puisque je découvre, les yeux rivés sur le flacon en dévorant ma salade de lentilles, qu’I-create est né d’une opération de crowdsourcing sur Facebook. C’est-à-dire que ce sont les internautes qui en ont créé la recette.

Mais quelle drôle d’idée quand même de mélanger de la pêche et de la vanille avec de l’eau minérale : une bonne raison de plus de douter de certaines conséquences de la démocratie directe… Soyez averti : I-create est légèrement écœurant dès la première gorgée ; et vous mettrez une bonne après-midi, avec beaucoup de courage, pour terminer la bouteille.

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Helloween : Mickey se met au metal

Quand j’étais au lycée, j’avais des camarades qui dessinaient au Tipp-ex sur leurs trousses des logos de groupes de metal. Certains s’en tiraient vraiment de façon remarquable, l’art de la fresque textile au blanc correcteur étant extrêmement ardu. Parmi ces chefs d’œuvre, il y avait un logo avec une tête de citrouille qui m’a toujours amusé. Le groupe s’appelait (s’appelle ?) Helloween ; soit un jeu de mots plutôt grossier (il y aurait d’ailleurs tout un article à écrire sur les noms puérils dont s’affublent les groupes de metal) entre hell (« enfer ») et halloween. Je connais très mal leur musique, mais je crois qu’ils ne se prenaient pas trop au sérieux, ce qui les rend d’emblée plutôt sympathiques à mes yeux. Ont-ils été consultés par Disney avant que leur petit nom soit utilisé pour la récente campagne de Disneyland Paris : HELLOween ? Non sûrement… pauvres métalleux !

Affiche Helloween Disneyland Paris

Helloween

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