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Heineken, ancêtre de Facebook ?

Cette publicité n’est pas nouvelle, mais j’ai eu l’occasion de la revoir à l’occasion d’un week-end pascal (et accessoirement enneigé) en Europe de l’Est. « Heineken, social networking since 1873 » : l’exemple de l’accroche parfaite, sobre, élégante, punchy et maligne. Si je n’aimais pas déjà la bière, je crois que cette campagne suffirait à me donner le goût du houblon…

Affiche Heineken : social networking since 1873

Smart : déjouer ma ville

Smart propose de réveiller le concepteur-rédacteur (le job des concepteurs-rédacteurs consiste à trouver les slogans et jeux de mots dont se nourrissent les campagnes de publicité) qui sommeille en vous. L’opération s’appelle Déjouer ma ville et, si je ne suis justement pas fan de cet intitulé (ça veut dire quoi déjouer une ville ?), j’aime beaucoup le concept. C’est très simple : il s’agit de créer une affiche avec un jeu de mots de 150 signes maximum sur le thème fédérateur du stationnement urbain et lié à un nom de ville ou de rue. Ville et/ou rue où seront déployées les 10 meilleures affiches proposées par les internautes. J’ai joué, ça m’a amusé et je partage avec vous deux affiches sur lesquelles j’ai planché.

Smart déjouer ma ville

L’amour a un prix (sur Facebook)

Ceux d’entre vous qui ont la (mal)chance de prendre régulièrement le métro ont peut-être aperçu ce drôle d’ovni publicitaire perdu au milieu des rames. Sur le modèle de ces ardoises qu’on voit fleurir l’été le long des nationales (1 melon = 1 € / 5 melons = 3€), voilà que l’on nous propose de la retape pour… des « j’aime » Facebook et des « vues » YouTube.

Boostic, facebook, twitter, youtube : achetez des j'aime, des abonnés et des vues


Aimez-moi, j’ai de l’argent

Il n’y a rien de très éditorial là-dedans : pas de jeu mots, pas de promesse, pas même un titre. Rien que l’application très 1er degré des vieilles recettes de l’ancienne économie, ce qui revient à vendre des like Facebook comme on vend(ait) des photocopieuses. Ce qui est amusant, c’est d’analyser la désignation exacte de la « marchandise » proposée : des « j’aime », des « abonnements » et des « vues ». Autrement dit, cela revient à payer des internautes pour qu’ils aiment votre page, qu’ils vous suivent sur Twitter et/ou qu’ils visionnent vos vidéos.

Évidemment, je me doute bien que la réalité est plus complexe et que le business de Boostic ne consiste pas à d’employer une armée de stagiaires à brasser du vent et à cliquer à longueur de journée sur Facebook, Twitter et Youtube, mais qu’il s’agit plutôt de promouvoir les contenus, de manière à amener de « vrais » internautes à les voir ou à les aimer. Reste que… 1/ je me trompe peut-être 2/ la forme choisie, qui finalement résume le service de Boostic à un prix au clic, sous-entend… tout le contraire.

Boule de neige

D’ailleurs, c’est l’implantation-même de la publicité qui est étonnante. Choisir un affichage dans le métro, c’est cibler « monsieur tout le monde ». Mais pourquoi donc « monsieur tout le monde » irait débourser plusieurs centaines d’euros pour gagner de la popularité sur les réseaux sociaux ? Le vrai marché pour Boostic est ailleurs : il s’agit de séduire les annonceurs prêt à payer pour se donner de la visibilité… et pour amorcer l’effet boule de neige de leurs campagnes 2.0. Sur Facebook comme ailleurs, on ne prête qu’aux riches et on aime plus facilement une page qu’aiment déjà plusieurs milliers de nos congénères qu’une page qu’on sera le premier à « liker ».
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