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Sarkozy, Merkel, Cameron… petites insultes entre amis

Bloomberg Businessweek publie une excellente infographie (en anglais) qui représente les petits noms d’oiseau dont s’affublent mutuellement et pas forcément de façon affectueuse les dirigeants européens. [Cliquez sur l’image pour accéder à l’infographie complète]

Infographie surnoms et insultes dirigeants européens Bloomberg business weekSarkozy : Mr Bean, Louis de Funès, nain de jardin…

Pour Angela Merkel, Nicolas Sarkozy est donc Mr Bean ou Louis de Funès, le Président français qualifiant en retour la chancelière allemande de « boche« , adjectif finalement très années 30. Nicolas Sarkozy, qui se trouve au centre de l’infographie, n’est pas avare de petites phrases : l’Espagnol Zapatero ? « Peut-être qu’il n’est pas intelligent« . Le Britannique Cameron ? « Il a perdu une bonne occasion de se taire » (à propos de l’euro). Le Premier Ministre de sa Gracieuse Majesté n’a pas apprécié… d’où le perfide épithète de « nain caché » qu’il utilise pour désigner Nicolas Sarkozy.

Charia Hebdo

Certains jeux de mots et calembours coûtent malheureusement très cher à leurs auteurs. Dernier exemple en date : l’incendie, probablement volontaire, des bureaux de Charlie Hebdo la nuit dernière, alors que l’hebdo satirique sort aujourd’hui une couverture volontairement provocatrice, illustrée d’une caricature de Mahomet. Le journal en profitait aussi d’ailleurs pour se rebaptiser, via un calembour qui est sa marque de fabrique : Charia hebdo. Sans oublier d’égratigner les intégristes catholiques en haut de page…Charlie Hebdo : couverture Charia hebdo

Le livre de Steve Jobs

La mort de Steve Jobs a amplifié une polémique pré-existante entre les fans du grand homme et ses détracteurs, qui critiquent notamment le modèle ultra-capitalistique d’Apple. Sans entrer dans une discussion que je trouve d’ailleurs assez vaine (Apple est une marque, une marque est créée pour faire de l’argent), j’aimerais signaler la couverture de Challenges qui titre : le livre de Jobs. L’article en question traite évidemment de la récente biographie officielle du fondateur d’Apple, par Walter Isaacson.

Le livre de Steve JobsPauvre comme Job, riche comme Jobs

Pour revenir au titre de Challenges, il est construit sur une double figure de style. Tout d’abord la paronomase entre Job et Jobs : rappelons-le, le Livre de Job appartient à l’Ancien Testament. Ensuite, le paradoxe, puisque le Livre de Job raconte les épreuves traversées par un homme juste et vertueux, poursuivi par un sort funeste qu’il ne semble pas mériter. On en a gardé d’ailleurs l’expression « pauvre comme Job » ; et si Steve a bien connu des épreuves difficiles dans sa vie (à commencer par son cancer), on peut cependant s’accorder sur le fait qu’il était loin d’être pauvre…

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