Terme de recherche :gleeden

Gleeden : les paradoxes de l’infidélité

Les campagnes d’affichage de Gleeden (site dédié aux relations extraconjugales pensé par des femmes… wouaouh quelle promesse !) ne laissent généralement pas indifférents ceux et surtout celles qui y sont exposé(e)s. Pourtant, vous n’y verrez aucune photo dénudée ou suggestive. Rien que quelques mots très  soigneusement choisis dans le seul but… de ne pas laisser indifférent justement.

Affiche Gleeden "Et si cette année vous trompiez votre amant avec votre mari ?"

Alors ? Que se passe-t-il quand un public féminin se retrouve face à cette affiche ? J’ai été directement témoin d’une scène dans le métro où un groupe de femmes d’une quarantaine d’années la commentaient à voix haute. Je cite (de mémoire) ces dames : « Mais c’est quoi cette image de la femme que l’on veut donner ? » et ‘Mais au fond elle veut dire quoi cette affiche ? » Je l’avoue humblement, je ne suis en mesure de répondre à aucune de ces deux questions. Mais il est vrai que le parti-pris de Gleeden peut avoir de quoi désarçonner : il s’agit de brouiller les cartes,  de jouer sur un paradoxe (tromper son amant avec son mari) avec énormément de désinvolture ; comme si finalement 1/ toutes les femmes avaient un amant (et un mari) 2/ le choix de l’infidélité se ramenait à un coup de tête superficiel et léger (« Et si…. ? »)

Contre-sens
Pour en avoir un peu discuté autour de moi, et en mettant de côté toute considération morale, j’en viens à me demander si finalement cette campagne Gleeden, du simple point de vue de l’efficacité, n’est pas un échec en ce qu’elle est perçue par sa cible comme un contre-sens parfait de la promesse de la marque (« pensé par des femmes »). Conclusion : soit les femmes connaissent finalement très mal les femmes, soit il y a aussi peu de pensée féminine dans ce « pensé par des femmes » que de tissu filé dans l’Hexagone dans une chemise made in France.

Publicités

Gleeden : carte d’infidélité

Le Meetic de l’infidélité s’appelle Gleeden. Une campagne d’affichage un brin insistante cet été (notamment dans certaines stations de métro des quartiers d’affaires de l’Ouest parisien… que chacun y voit la raison qu’il souhaite !) a pu choquer certain(e)s et a en tout cas largement profité à notoriété du site. Évidemment, je ne suis pas là pour juger d’un point de vue moral ce service d’assistance à la rencontre extraconjugale ; mais plutôt pour saluer l’excellent slogan proclamé par l’une des affiches de la campagne : « Par principe, nous ne proposons pas de carte de fidélité ».

Le marché de l’infidélité féminine et CSP+

Percutante, simple et efficace à souhait, la formule joue sur le paradoxe (fidélité/infidélité) et ça fonctionne. Surtout, elle positionne le site sur un créneau plutôt haut de gamme (CSP+ ; cf les quartiers d’affaires dont nous parlions ci-dessus) et féminin. Les couleurs de l’affiche parlent d’ailleurs d’elle-même de ce point de vue, avec ce mauve très girlie. J’imagine que l’écueil qu’ont cherché à éviter les concepteurs-rédacteurs qui ont travaillé sur cette campagne était justement de ne pas tomber dans le trivial, voire le vulgaire… Pari gagné avec cette formule qui élève le débat ( si je puis dire) et qui ne peut manquer de faire sourire, pour peu évidemment qu’on ait un peu d’humour.

Gleeden : par principe nous ne proposons pas de carte de fidélité

Les 10 billets les plus lus en 2013 sur Langue de Pub

Avant de vous souhaiter à tous une excellente année 2014 (rime en « -orze » à venir), je tenais d’abord à  vous présenter mes plus plates excuses pour la grave pénurie de billets sur languedepub depuis le début de l’été. A ma décharge, j’ai (vraiment) beaucoup bossé et accessoirement j’ai aussi acheté un appartement. Je vous ai délaissés, mea culpa !

Bon, et puis comme c’est l’heure des bilans (et que c’est le genre de billets pas trop difficile à écrire), voici le top 10 des billets que vous avez le plus plus lus (et appréciés j’espère) ici en 2013.

1. « Il est 18 heures, savez-vous où se trouve votre femme ? » : classique, ce billet sur le fameux site Gleeden est en tête des stats depuis un moment. Est-ce qu’il faut se demander pourquoi ?

2. « Adopte un mec, Meetic, Attractive world… la guerre de l’amour » : ben oui, l’amour et le sexe mobilisent les foules.

3. « Vous avez 150 000 cheveux et vous en voulez 1700 de plus. Combien cela vous coûte-t-il ? » : en troisième position, et parce qu’il faut sans doute des cheveux pour séduire, un billet plus capillaire sur une lotion lancée par Vichy et garantissant une repousse quantifiée de façon très précise.

4. « Richard Branson est-il adhérent Fnac ? » : lui est chevelu et il a fondé l’empire Virgin. Et ce n’est pas vraiment lui qui figure sur une pub pour la Fnac.

5. « Offices du tourisme : l’art de la base line » : à chaque pays sa baseline, sa signature, sa promesse. Qui ne sont pas toutes des plus heureuses.

6. « KFC : qui veut faire trempette dans mon seau ? » : le KFC, c’est gras et ça cause anglais

7. « Heureusement, Captain Iglo ne fait pas de lasagnes » : Captain Iglo(o), c’est pané et c’est pas très futé

8. « Oasis, ici c’est Poiris » : Oasis, c’est fruité et c’est potache

9. « Le denier, le jeune et Citadium » : quel point commun entre la dîme, un grand magasin parisien et l’accolade anglo-saxonne ?

10. « Paris, jus t’aime » : hommage aux immenses jus de fruits Innocent (billet non sponsorisé :))

Rendez-vous dans quelques jours : promis, 2014 sera une année plus studieuse pour la langue de pub. Bon réveillon  à tous !

%d blogueurs aiment cette page :